Identifiant
Mot de passe
Se souvenir de moi
Ces outils puissants et simples d’utilisation ne doivent pas laisser penser que tout échantillon biologique peut être traité en Microdissection laser, ou que tout type de protocole de préparation de ces mêmes échantillons sera compatible avec la technique et surtout avec une qualité exploitable des biomolécules qui en seront extraites.
Le protocole de préparation est très souvent tissu-dépendant et fonction des biomolécules que l’on doit extraire. Un échantillon ne sera pas traité de la même façon si on doit en extraire l’ADN, l’ARN ou les protéines.
Même si de nombreux laboratoires sont capables de travailler en conditions « RNase free », il est souvent beaucoup plus difficile d’inactiver celles qui sont naturellement présentes dans un tissu donné.
Le maintien de l’intégrité des biomolécules lors du processus de Microdissection est également un paramètre fondamental qui varie considérablement d’un échantillon à l’autre.
La parfaite maîtrise d’un instrument et l’élaboration d’une stratégie de microdissection laser compatible avec ces contraintes n’est possible que grâce à l’utilisation intensive de la technique et de l’instrument.
La maîtrise de la technique passe également par de nombreuses étapes de contrôles qui sont nécessaires à différents niveaux du processus, afin de vérifier la parfaite innocuité du protocole vis-à-vis des différentes biomolécules à analyser.
Cette technique fait appel à des disciplines et donc à des métiers différents : Anatomie-Pathologie, Histologie, Biochimie (des protéines), Biologie moléculaire. Les protocoles mis en œuvre devront répondre à une double exigence :obtention d’une qualité morphologique optimale
parfaite conservation des biomolécules, parfois difficilement conciliables.
De nombreux laboratoires travaillent sur des échelles quantitatives de biomolécules de l’ordre de quelques dizaines de µg, voire quelques centaines de nanogrammes. En microdissection laser, l’échelle est très inférieure (quelques picogrammes à quelques nanogrammes). La maîtrise de la qualité à ces échelles est plus difficilement accessible et nécessite un savoir-faire particulier. Il est essentiel de travailler dans des volumes de liquide extrêmement faible se rapprochant parfois du microlitre. Cette spécialité s’appelle la microgénomique.
L’étape de microdissection laser en elle-même est rarement critique. En revanche, il est essentiel d’avoir une idée extrêmement précise de la qualité du « microdissécat » et de la quantité de matériel récupérée.
Copyright © 2010 UPPERPROD. All Rights Reserved.